NDDL : Frédéric Cuvillier déclare que l’aéroport « sera construit »

Suite à la décision de la Commission européenne de déclarer recevable la subvention allouée par l’État au projet de nouvel aéroport de Nantes le ministre délégué aux Transports, Frédéric Cuvillier, s’est livré à des déclarations sans ambiguïté devant la presse ce matin.

A lire ci-dessous un article publié par Figaro.fr avec AFP

Le ministre délégué aux Transports Frédéric Cuvillier a confirmé aujourd’hui que l’aéroport controversé de Notre-Dame-des-Landes devait « être construit », au lendemain du feu vert accordé par Bruxelles pour une aide d’État destinée à financer une partie des travaux.

« Je souhaite qu’il soit construit et je fais en sorte qu’il puisse être construit », a déclaré le ministre sur RMC, réaffirmant l’engagement du gouvernement Ayrault sur ce projet d’aéroport. « Cet aéroport répond à une nécessité de croissance. La procédure est lancée, elle a été signée, le contrat a été signé pour la construction », a-t-il ajouté.

Les opposants à « l’Ayraultport », décidé lorsque le premier ministre était encore maire de Nantes, viennent de subir un nouveau camouflet de la part de la Commission européenne. Bruxelles a estimé hier que la subvention de 150 millions d’euros octroyée par les autorités françaises à la société Aéroports du Grand Ouest, filiale du groupe Vinci, pour la réalisation de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, était « compatible avec les règles de l’UE relatives aux aides d’État ».

« Pratiquement tous les contentieux qui ont été lancés, et ils ont été nombreux, contre Notre-Dame-des-Landes ont été des contentieux perdus par les opposants », a noté Frédéric Cuvillier.

En septembre, la Commission avait déjà renoncé à ouvrir une procédure d’infraction contre la France comme le demandaient les opposants à l’aéroport. Le dossier n’est cependant pas clos et la Commission cherche toujours à s’assurer que le projet d’aéroport est compatible avec la législation européenne en matière environnementale. Sur ce point, Frédéric Cuvillier a loué la « phase de dialogue » prévue pour améliorer le projet, reconnaissant que « les dispositifs, notamment d’un point de vue environnemental, n’étaient pas suffisamment précis ».

À l’heure actuelle, Notre-Dame-des-Landes vise théoriquement une mise en service en 2017 pour remplacer l’actuel aéroport de Nantes Atlantique. Mais les travaux préparatoires ont déjà pris un an de retard. « Nous faisons tout pour que nous répondions, en infrastructures, à cette croissance à deux chiffres de l’aéroport » de Nantes, a conclu le ministre.

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à moins que vous ne préfériez celui de Médiapart