Bure : soutien pacifique à la répression des opposants
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Nous appelons au soutien pacifique à la répression intervenue ce matin des opposant-es au projet Cigéo d’enfouissement de déchets nucléaires :

Ce jeudi 22 février 2018 à

  • 18h devant la préfecture de Nantes (44)
  • 18h devant la sous-préfecture de Châteaubriand, 14 rue des Vauzelles (44)
  • 18h devant la sous-préfecture de Saint-Nazaire (44)
  • 18h devant le Château à Angers (49)
  • 18h devant la préfecture au Mans (72)
  • 18h devant la préfecture de La-Roche-sur-Yon (85)

Voici les visuels de soutien pour les réseaux sociaux : Téléchargement SFR

Ci-dessous le communiqué des députés écologistes au Parlement Européen :

Bure : nous condamnons fermement la répression des opposants

La gendarmerie nationale a lancé ce jeudi une opération «visant à mettre fin à l’occupation illégale» du Bois Lejuc à Bure. C’est sur ce site que doit voir le jour le projet Cigéo d’enfouissement de déchets nucléaires. Réaction des eurodéputés Europe Écologie.

La légitimité de l’industrie nucléaire en France s’est bâtie sur un mensonge : les déchets nucléaires ne seraient jamais un problème grâce aux promesses de la transmutation. Mais 50 ans après le lancement du programme nucléaire français, force est de constater que le seul recyclage que nous savons faire, c’est de transformer des déchets radioactifs dangereux en de nouveaux combustibles encore plus dangereux (le fameux MOx au plutonium).

Alors que les déchets n’ont cessé de s’accumuler au point de faire déborder les piscines de stockage de la Hague, la France se retrouve au pied du mur et cherche à imposer la pire solution: mettre les déchets radioactifs « sous le tapis » d’argile, comme de la poussière qu’on a laissé s’accumuler faute d’avoir produit une énergie propre. Pourtant les retours d’expériences étrangers appellent à la prudence : le fiasco des mines de sel d’Asse en Allemagne comme les deux milliards qu’ont coûté l’explosion d’un seul fût radioactif à Carlsbad aux Etats-Unis démontrent que l’enfouissement en profondeur n’est pas sûr. Pire, l’exemple français de Stocamine démontre que la promesse de la réversibilité du stockage est impossible à tenir. Tant que le risque d’incendie ou le risque d’explosion à l’hydrogène ne seront pas parfaitement maîtrisés, il est urgent de ne pas se précipiter.

Et soutenir la contestation ne nous empêche pas d’être force de proposition, c’est pourquoi nous soutenons la solution la plus pragmatique qui allie réversibilité et sécurité : le stockage en subsurface permet de contrer le risque terroriste tout en s’assurant d’un accès facile en cas d’accident. Le lobby nucléaire a perdu la confiance des Français face aux mensonges et coûts cachés qui rendent la facture insoutenable, il est dangereux d’espérer reconquérir une quelconque légitimité en jetant les déchets radioactifs au fond d’un trou perdu.

Le gouvernement insiste sur le rétablissement du droit, pourtant ce sont les opposants qui jusqu’ici ont permis de le faire respecter, grâce à des recours juridiques exemplaires dont certains sont encore en cours. Nous les soutenons fièrement et dénonçons une stratégie d’intimidation et de répression visant à asphyxier toute opposition, puisque même la Maison de la Résistance à Bure – tout à fait légale – a fait l’objet d’une perquisition. En l’état, la seule chose qui doit être imposée, c’est un moratoire sur ce projet !