Projet du Carnet : priorité à la préservation des espaces naturels de l’estuaire de la Loire
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L’estuaire de la Loire comprend plus de 20 000 hectares de zones naturelles.
C’est aujourd’hui le seul grand estuaire français qui ne bénéficie pas
d’une protection écologique et juridique suffisante.

Le Grand Port Maritime de Nantes-Saint-Nazaire porte un projet d’extension sur le site du Carnet visant à transformer 110 hectares d’une zone naturelle de l’estuaire en parc d’activités éco-technologiques. Pour
nous, représentant.e.s d’EELV Pays de la Loire, élu.e.s. EELV des Pays de
la Loire et élu.e.s écologistes et citoyens au Conseil régional, la
priorité doit aller à la préservation des espaces naturels et non
industrialisés. Nous demandons donc au Grand Port Maritime de stopper son projet d’extension sur le site du Carnet et de chercher d’autres solutions
que l’artificialisation d’espaces naturels de l’estuaire dans la
stratégie de développement de ses activités à court et à long terme, à
penser dans la perspective d’une démarche de transition écologique et
énergétique.

Optimiser l’espace portuaire plutôt qu’artificialiser de nouveaux espaces
Plus que jamais aujourd’hui, le raisonnement qui conduit à privilégier les
nouvelles implantations industrielles sur des espaces naturels est à
inverser. A l’heure du défi climatique et du risque de submersion,
l’implantation de nouveaux projets portuaires est à envisager en priorité
sur les friches industrielles existantes ou futures. Le Grand Port Maritime
doit faire d’urgence un état des lieux de ses espaces portuaires et
définir à la fois une politique de densification foncière en optimisant les
espaces existants et une politique de préservation ou de restauration des
espaces naturels. C’est dans ce cadre que se développeront de nouveaux
emplois et activités pérennes dans des secteurs d’avenir comme celui des
énergies marines renouvelables.

L’écologie de demain ne s’inventera pas en bétonnant l’espace naturel
du Carnet.
Le projet du Carnet est l’exemple de ce qu’il ne faut pas faire. Sous
couvert d’installation d’entreprises éco-technologiques, dont aucun
projet concret n’existe à ce jour – malgré les recherches du GPM en ce
sens depuis 3 ans -, le Grand Port Maritime s’apprête à remblayer et
bétonner 110 hectares de zones naturelles, dont une partie de zones humides et submersibles. Dans le contexte actuel de crise climatique et d’extinction de la biodiversité, il n’y a pas lieu de réaliser ces travaux.

Renouveler le dialogue avec toutes les parties prenantes.
Aujourd’hui, l’enjeu de la préservation de l’estuaire ne peut être dissocié de la stratégie de maintien et développement des activités du Grand Port Maritime. Il y a donc urgence à réunir tous les acteurs autour de
la table : direction du port, Etat, collectivités, associations, riverains et
entreprises pour remettre à plat la stratégie du Grand Port Maritime et
prioritairement engager un dialogue sur l’avenir de l’estuaire en tant que
territoire de biodiversité à préserver, en intégrant le risque de submersion aujourd’hui sous-estimé, ainsi que le développement du port
autour d’une industrie écologique.

EELV Pays de la Loire, les élu.e.s EELV des Pays de la Loire et les élu.e.s
du groupe Ecologiste et Citoyen au Conseil régional