La bataille pour nos retraites est lancée !

La bataille pour nos retraites est lancée !

Mardi 10 janvier, Elisabeth Borne a détaillé son projet de réforme des retraites devant la presse, alors que les syndicats font front uni et que l’opinion publique rejette à l’écrasante majorité les mesures annoncées. La bataille est lancée…

Dans ce contexte, et alors que l’intersyndicale annonce une première journée de mobilisation le jeudi 19 janvier, les partis politiques se mettent également sur le pied de guerre. Les partis membres de la Nupes organisent un premier meeting officiel sur les retraites, le 17 janvier à Paris et appellent à grossir les rangs de la mobilisation du 19 janvier. Beaucoup étaient présent·e·s dès le 10 janvier à la soirée organisée par Reporterre et Fakir, dont Marine Tondelier :

La réforme promise par Elisabeth Borne est largement rejetée par plus de 80 % des Français·e·s. Pourtant, les travailleur·euse·s ne sont pas pour autant opposé·e·s à toute réforme des retraites, en témoigne ce récent sondage réalisé par l’Ifop pour Politis :

Les forces de la Nupes ont également diffusé un communiqué commun que nous reproduisons ci-dessous :

Le gouvernement attaque notre système de retraite. Ensemble, ripostons ! (11 janvier 2023)

La Première ministre vient d’annoncer le contenu de son projet sur les retraites, une contre-réforme dure, violente, négociée avec la droite. Les débats sont d’ores et déjà annoncés dès le 6 février à l’Assemblée nationale.

Aucun argument financier ne justifie d’allonger l’âge de départ à la retraite. Le système n’a pas besoin d’être sauvé : il n’est pas en péril financièrement, « la trajectoire est maîtrisée » selon le Conseil d’orientation des retraites (COR). De nombreuses hypothèses peuvent permettre de combler le faible déficit temporaire qui s’annonce. En réalité, le gouvernement cherche à abaisser les droits à la retraite pour financer sa politique économique au service des grands groupes et des hyper-riches.

Le gouvernement veut imposer aux Français un projet qu’ils sont pourtant 85 % à refuser et qui pénalisera tous les salariés, en particulier les ouvriers et les employés, en aggravant les inégalités. C’est injuste et antidémocratique.

D’autres choix existent pour améliorer notre système de retraite par répartition et corriger les injustices subies par les femmes, par les travailleurs aux carrières hachées, aux contrats précaires et cantonnés aux bas salaires. Nous voulons également améliorer la prise en compte des situations de pénibilité. Nous réaffirmons un objectif commun avec le droit à la retraite à 60 ans.

Après avoir menacé de 49.3, le Gouvernement semble maintenant choisir un véhicule législatif pour réduire au maximum le débat. En effet, le choix du PLFSSR (projet de loi de financement de la sécurité sociale rectificatif), qui a été conçu pour corriger exceptionnellement et à la marge la loi de financement de la sécurité sociale, est délibéré. L’examen du PLFSSR est encadré constitutionnellement par des délais très contraints. L’article 47-1 de la Constitution, sorte de 49.3 déguisé, prévoit un temps d’examen de 50 jours, navettes avec le Sénat incluses, dès le dépôt du texte sur le bureau de l’Assemblée.

La manœuvre est grossière et inédite : il s’agit de museler la représentation nationale sur un texte majeur et régressif pour l’ensemble des travailleurs et travailleuses. De fait, les oppositions seront contraintes par ce temps et ne pourront présenter par voie d’amendements leurs propositions de réforme, alternative et progressiste, sous peine de voir le projet du Gouvernement adopté par voie d’ordonnance à l’issue des 50 jours. Nous dénonçons très fermement ce choix.

La mobilisation doit être immédiate et massive, en soutien à toutes les initiatives des organisations syndicales et de jeunesse. Nous appelons l’ensemble de nos concitoyens à prendre part à ces initiatives, à commencer par la journée de mobilisation du 19 janvier, ainsi qu’aux réunions publiques organisées dans ces prochains jours.

Les mobilisations du 19 janvier en Pays de la Loire :

Loire-Atlantique

  • Ancenis : boulevard Pasteur (station Esso) à 10h00
  • Châteaubriant : esplanade de la mairie à 10h00
  • Nantes : miroir d’eau à 10h30
  • Saint-Nazaire : place de l’Amérique latine à 10h00

Mayenne

  • Laval : place de la Trémoille à 11h00

Maine-et-Loire

  • Angers : place Leclerc à 14h00
  • Cholet : rond-point de Paris – avenue du maréchal Leclerc à 10h30
  • Saumur : place Bilange à 10h00
  • Segré : place du port à 10h30

Sarthe

  • Le Mans : place des Jacobins à 13h30

Vendée

  • La Roche-sur-Yon : place Napoléon à 14h00
  • Fontenay-le-Comte : place de Verdun à 10h00